Annulation de la séance du CTPU : communiqué de Sup'Recherche PDF Print E-mail


Partie remise pour le CTPU

Hier, lundi 17 novembre, la séance du CTPU consacrée à l’examen du projet de décret modifiant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs (communément appelé « décret de 1984 ») a été annulée suite au boycott de trois des cinq organisations syndicales. Bien qu’en désaccord avec le projet de décret sous sa forme actuelle, Sup’Recherche ne s’est pas associé à ce boycott, symbolique mais inefficace, voire dangereux pour les enseignants-chercheurs.
 

Inefficace car le Ministère, fort de ce qui s’était passé lors du CTPU consacré aux comités de sélection, avait anticipé un éventuel boycott, et a convoqué à nouveau le CTPU lundi 24 novembre, cette fois-là sans nécessité de quorum. Ainsi le boycott ne fait que reporter de 8 jours une séance qui ne devrait pas beaucoup différer de celle qui aurait pu se tenir aujourd’hui (et, en attendant, la séance de ce matin a mobilisé une trentaine de personnes qui auraient certainement eu mieux à faire que de participer à cette séance avortée).

Dangereux parce que, si nous, organisations représentatives, nous limitons à des postures telles que boycott, demande d’annulation pure et simple du projet de décret ou propositions d’amendements inacceptables pour le gouvernement, nous risquons de braquer nos interlocuteurs. Et cela pourrait alors les amener à refuser toutes nos propositions, y compris celles qui pourraient atténuer – et même améliorer – les projets du Ministère.

Syndicalistes responsables, nous sommes attachés à la concertation et la négociation plutôt qu’aux effets de manche. Certes, cette démarche – moins spectaculaire – est rendue particulièrement ardue par les délais précipités imposés par le Ministère, dont les façons de travailler rompent avec les habitudes. Mais nous avons choisi de nous adapter à nos interlocuteurs afin de nous faire entendre ! C’est ainsi que, depuis 15 jours, nous discutons activement avec le Ministère auquel nous soumettons critiques et propositions d’amendements. Lundi prochain, nous défendrons ces amendements qui ont pour unique objet de transformer un mauvais projet en une avancée notable pour les enseignants-chercheurs.

Réalistes, nous demandons une véritable politique de ressources humaines appliquée aux maîtres de conférences et aux professeurs (et, dans de futurs textes, aux professeurs agrégés et certifiés affectés dans l’enseignement supérieur ?). Une telle politique doit s’appuyer sur des évaluations de toutes les activités et permettre des évolutions de carrière et des choix personnels, sans jamais enfermer qui que ce soit dans tel ou tel scénario. Ces évaluations doivent se fonder sur des critères reconnus et validés par la communauté universitaire, les décisions qui en découlent faire l’objet de possibles recours.

De la prise en compte de nos demandes dépendra notre vote final : la balle est maintenant dans le camp du Ministère.

Contacts presse :

Yves Markowicz This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it
Christine Roland-Lévy This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it
Co-secrétaires Généraux Sup'Recherche-UNSA