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Modification du décret de 1984 relatif aux enseignants-chercheurs : dimportantes avancées ont motivé notre vote.
Une semaine après la séance annulée pour cause de boycott de plusieurs organisations syndicales, le CTPU a examiné lundi 24 novembre le projet de modification du décret de 1984 instituant entre autres une modulation des services et une évaluation quadriennale systématique de toutes les activités des enseignants-chercheurs.
Au terme dune séance de plus de 8 heures, marquée par une forte tension, les élus de SupRecherche, bien quinsatisfaits en raison du refus de plusieurs de leurs propositions damendements, se sont résolus à labstention, seul moyen de préserver les importantes avancées que nous avons arrachées au Ministère. Parmi celles-ci :
la reconnaissance explicite de léquivalence « 1 h de TP = 1 h de TD », avancée exceptionnelle pour tous ceux qui encadrent des travaux pratiques extrêmement chronophages (surtout sils font lobjet dun contrôle continu), et qui permet daffirmer limportance de la démarche expérimentale dans la pédagogie universitaire ;
la mise en place dun système de recours local, qui permettra à tout enseignant-chercheur insatisfait de la proposition de modulation de services qui lui est faite par son président ou directeur détablissement de voir sa situation réexaminée par une commission issue du CEVU et du CS, constituée à parité de MCF et de PR ;
linclusion dans le rapport dactivité quadriennal des projets dévolution de la situation professionnelle et des activités de lintéressé pour les quatre années à venir.
Le Ministère sest par ailleurs engagé à nous consulter sur le texte de la circulaire, plus explicite que le décret, qui sera envoyée aux établissements dès parution du décret.
Comme pour toutes les procédures mises en place dans le cadre de lapplication de la loi LRU et des décrets dapplications qui en découlent, cest maintenant au sein de nos établissements que notre action va se concentrer. Nos élus et nos représentants se mobiliseront pour permettre à tous les enseignants-chercheurs davoir les meilleures conditions de travail possible, situation indispensable pour que ceux-ci soient performants dans leurs enseignements, leurs recherches et toutes les autres tâches quils assumeront.
Il convient enfin de rappeler aux donneurs de leçons que l'UNSA, voyant ses propositions d'amendement systématiquement rejetées, avait fait partie des organisations qui ont obtenu le rejet de la loi LRU par le CNESER. La FSU, en quittant la salle, avait, elle, déserté le combat syndical. Face à ce Ministère, le vrai courage politique, cest de discuter pied à pied avec nos interlocuteurs gouvernementaux pour tenter datténuer les effets néfastes de cette loi, par exemple à travers les avis (purement consultatifs) du CNESER et du CTPU !
Modification du décret de 84 (version faisant suite au CTPU du 24 novembre 2008).
Co-secrétaires Généraux Sup'Recherche-UNSA
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