Communiqué de l'UNSA Education sur le chantier "personnels" PDF Print E-mail


Communiqué de presse de l'UNSA Education du mardi 18 décembre 2007.

Ouverture du chantier « personnels » dans l’enseignement supérieur

L'UNSA Education revendique une négociation dans le respect du statut de la fonction publique

Valérie Pécresse a ouvert, le 18 décembre 2007, le chantier « personnels de l’enseignement supérieur » et présenté le cadre des discussions. La fédération UNSA Éducation a approuvé cette démarche qui passe par la mise en place de groupes de travail spécifiques (enseignants-chercheurs, enseignants et chercheurs, d’une part ; Biatoss, d’autre part). Elle a rappelé la demande de reconnaissance réelle des missions des différentes catégories de personnel, y compris ceux de l’administration scolaire et universitaire ès qualités.

Toutefois, la fédération UNSA Éducation a rappelé qu’une telle discussion devait s’inscrire dans le cadre de la fonction publique de l’État, et notamment aux garanties statutaires dont bénéficient les personnels. Elle a à cet égard rappelé son opposition au « droit de veto » absolu dont bénéficient les présidents d’université. De même, la fédération UNSA Éducation a rappelé la nécessité de borner très strictement le recrutement de contractuels. C’est le statut général qui doit rester la référence, et non 85 systèmes différents pour 85 universités différentes.

L’UNSA Éducation revendique que les mesures soient essentiellement des mesures statutaires. Opposée totalement à toute logique d’individualisation des rémunération, elle a rappelé que les personnels Biatoss étaient encore fort loin du taux interministériel moyen en matière indemnitaire.

Concernant les enseignants-chercheurs, l’UNSA Éducation exige un cadre de référence national sur les charges et les missions, la reconnaissance statutaire de toutes les missions actuellement assumées et leur prise en compte dans le déroulement de carrière.

La fédération UNSA Éducation et ses syndicats concernés développeront leurs propositions devant la commission Schwartz, mais c’est en fonction des résultats réels de la discussion que sera porté un jugement sur les propositions gouvernementales, sans exclure si cela s’avérait nécessaire, un recours à l’action des personnels.