Amendements (reclassement et CDI) : communiqué de SUP'recherche du 16 novembre 2009 PDF Print E-mail

Enseignement Supérieur et Recherche :
le gouvernement et l’Assemblée et Nationale soufflent le chaud et le froid
 
La séance de l’Assemblée Nationale consacrée à l’examen du budget de la recherche et de l’enseignement supérieur, vendredi 13 novembre, a été l’occasion pour le gouvernement de faire passer deux amendements aux conséquences d’une importance extrême pour les personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
Si l’amendement n°353 ne peut qu’être salué positivement, l’amendement n°199, lui, est de nature à mettre en danger la structure de l’emploi dans les EPST.
Reclassement : enfin !
A travers l’amendement n°353, la Ministre, comme elle s’y était engagée tout au long des négociations sur le chantier carrière, a complété le dispositif relatif au classement afin d’éviter que les maîtres de conférences recrutés avant 2008 soient rétribués à un niveau inférieur à celui des recrutés de 2008 et 2009.
Cet amendement répond à une demande récurrente de toutes les organisations syndicales, suite à l’adoption du décret n° 2009-462 du 23 avril 2009 relatif aux règles de classement (qui instaurait, enfin, la prise en compte des années de thèse et de post-doctorat dans les carrières). L’amendement – dont nous ne comprendrions pas qu’il ne soit pas également adopté par le Sénat – permet aux maîtres de conférences recrutés avant 2008 de bénéficier eux aussi, à leur demande, des dispositions du décret précité.
Le dispositif proposé – une mesure de simple justice – correspond au minimum qu’on pouvait espérer. Selon nos informations, il pourrait concerner environ 2000 personnes.
CDI : non !
L’amendement n°199, sous prétexte d’étendre aux EPST la possibilité de recruter des chercheurs sur des CDI (un dispositif malheureusement déjà accessible aux universités à cause de la loi LRU), fait entrer le ver du CDI dans le fruit de la fonction publique.
Sup’Recherche n’est pas opposé au recours à des contrats pour l’embauche, sur des périodes limitées dans le temps, de chercheurs post-doctoraux ou de chercheurs étrangers de haut niveau. Mais cela ne doit en aucun cas concerner des situations pérennes, faute de quoi ces recrutements rentreront en compétition avec les emplois de fonctionnaires, avec le risque de prendre petit à petit la place de ceux-ci, idéologie anti-fonctionnariat oblige.
Si les sénateurs ne reviennent pas sur un tel dispositif, nous appellerons directions et Conseils d’Administrations des EPST à refuser l’instauration de ce type de contrat au sein de leurs établissements.
 
Contacts presse :
Yves Markowicz - This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it - 06 82 84 36 43
(co-secrétaires Généraux Sup'Recherche-UNSA)