| Communiqué de SUP'Recherche sur le chantier "personnels" |
|
|
|
|
Le chantier sur les statuts et carrières des personnels de la recherche et de lenseignement supérieur lancé mardi 20 novembre par Valérie Pécresse sinscrit dans un contexte particulièrement difficile pour les personnes concernées : - niveau de rémunération qui baisse régulièrement par rapport au coût de la vie ; - conditions de travail de plus en plus tendues, et qui risquent de saggraver encore entre absence de créations demplois et augmentation des tâches confiées aux universités. Outre les légitimes revendications concernant la revalorisation des salaires et régimes indemnitaires, une révision à la hausse des perspectives dévolutions de carrières de nature à motiver tous les personnels, et la nécessité urgente dun plan pluriannuel de créations demplois, SupRecherche profitera de ce chantier pour proposer différentes pistes de réflexion, parmi lesquelles : - une refonte totale du mode de gestion des services des enseignants-chercheurs et enseignants, en particulier via une modification du statut des personnels concernés qui permette la possibilité de modulation des charges au cours du temps et la prise en compte dans les services de toutes les tâches, y compris celles autres que recherche et enseignement présentiel avec un cadrage national des décomptes horaires minimaux (référentiel des charges et missions) et la prise en compte de ces missions dans les dotations en emplois des établissements ; - une révolution dans la progression des carrières avec une véritable prise en compte de toutes les missions exercées par les enseignants, enseignants-chercheurs et chercheurs, avec pour corollaire la mise en place de méthodes dévaluation des tâches accomplies (parmi lesquelles une évaluation systématique des enseignements par les étudiants, des bilans pédagogiques, ) ; - une véritable politique de mobilité dans lenseignement supérieur et la recherche, quil sagisse de faciliter les mutations des personnels en poste ou de promouvoir, via des dispositifs incitatifs, la mobilité géographique lors des recrutements, les échanges de fonctions entre enseignants-chercheurs et chercheurs ou la mobilité entre entreprise et fonction publique ; - la création de structures destinées à accompagner les enseignants et enseignants-chercheurs désireux daméliorer leur pédagogie (Service Universitaires de Pédagogie), qui seraient à la formation continue ce que les CIES sont (ou devraient être) à la formation initiale ; la mise en place obligée dune véritable politique en matière de ressources humaines dans les établissements, qui reconnaisse lactivité et les qualifications exercées et les évalue, avec mise en uvre éventuelle de plans de reclassement. Si, par contre et comme le mauvais exemple nous en a été donné lors de la pseudo-concertation qui a précédé le vote de la loi sur les libertés et responsabilités de universités , le ministère profitait de ce débat pour tenter dimposer une logique libérale incompatible avec les valeurs de notre système de recherche et denseignement supérieur, nous saurons nous y opposer de toutes nos forces. En particulier, alors que certaines craintes existent quant à un possible remplacement de dispositifs existants (heures complémentaires, décharges horaires, primes de responsabilité pédagogique ou primes administratives) par des systèmes de bonifications décidés par les seuls présidents, nous affirmons haut et fort quune telle aggravation des pleins pouvoirs déjà exorbitants et hors de tout contrôle donnés aux présidents duniversités est absolument inacceptable.
|


