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Sup’Recherche-UNSA et l’EVALUATION des Enseignants-Chercheurs
Sup’Recherche-UNSA s’oppose au principe « d’évaluation-sanction hiérarchique » des Enseignants-Chercheurs et lui préfère une approche basée sur l’appréciation et la reconnaissance de la contribution de chacun à l’accomplissement de ses missions de service public de l'Enseignement supérieur. Cette reconnaissance doit, pour nous relever d’instances nationales, c’est-à-dire faite par des pairs sur la base de critères connus et transparents.
L’évaluation doit être conçue comme un moyen de reconnaître l’implication des collègues dans l’ensemble des missions qui leur sont dévolues au sein de l’enseignement supérieur et de la recherche. En effet, nous déplorons l'insuffisance actuelle, voire la totale absence de RECONNAISSANCE de nombreuses tâches d’intérêt collectif. Nous souhaitons, par exemple, que soient mieux prises en compte les responsabilités administratives et pédagogiques, le développement de partenariats internationaux, la collaboration avec le monde socio-économique, le développement de formations en alternance ou de dispositifs de professionnalisation, la valorisation et la diffusion de la recherche, la vulgarisation, l'insertion professionnelle et l'accompagnement des étudiants.
Si le référentiel d’équivalence horaire a pour objectif de permettre une meilleure prise en compte horaire de la pluralité de leurs tâches, il n’est pas un outil d’évaluation et ne constitue pas la panacée. De plus, dans un trop grand nombre d’établissements, il ne fonctionne pas ou très mal.
Pour nous, l’appréciation n’a de sens que si elle aide chaque collègue à construire sa carrière professionnelle. Elle doit :
- formaliser la finalité de son travail et donner du sens,
- faire un point sur son expérience et connaître les compétences à développer,
- faire un bilan de sa carrière et avoir une visibilité sur l’avenir,
- permettre au collègue de créer son propre projet professionnel.
Quelques grands principes à respecter :
- harmoniser les critères d’évaluation et de promotion selon un principe d’équité et de transparence,
- instaurer un réel dialogue social et des principes objectifs dans la gestion des carrières et des gratifications,
- créer un climat de confiance permettant de revaloriser l'esprit d'initiative de chacun,
- reconnaître l’implication professionnelle des personnels dans l'ensemble de leurs missions à l’université,
- refuser « l'évaluation-sanction » et la modulation des services qui pourrait en découler,
- garantir de bonnes conditions de travail pour un enseignement et une recherche de qualité,
- reconnaître la spécificité des parcours individuels et le fait que chacun a pu contribuer de manière différente à tout ou partie de ses missions,
- et encourager les coopérations interdisciplinaires en créant des dispositifs transversaux (financement, évaluation des activités scientifiques…) qui éviteront la marginalisation liée aux grilles et dispositifs d'évaluation mono-disciplinaires.
Extrait de l'article publié par Stéphane Leymarie,
Secrétaire national, SUP'R UNSA
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